
On imagine souvent la poule comme un "composteur sur pattes" capable de tout engloutir. S'il est vrai qu'elles raffolent de la plupart de nos restes de table, leur système digestif reste fragile. Donner n'importe quel déchet de cuisine peut provoquer de graves intoxications, bloquer la ponte ou s'avérer fatal.
Voici la liste noire des aliments interdits à bannir absolument de l'alimentation de vos poules.
Ces aliments contiennent des molécules chimiques ou des toxines que l'organisme de la poule est incapable d'éliminer.
La pomme de terre fait partie de la famille des Solanacées. Lorsqu'elle est crue, et encore plus si sa peau est verdie ou germée, elle contient de la solanine, un alcaloïde hautement toxique pour les volailles.
Le risque : Troubles neurologiques, diarrhées sévères et destruction des globules rouges.
Note : Cuite à l'eau, la pomme de terre perd sa solanine et devient comestible pour elles (à donner avec modération car elle est très riche en amidon).
L'avocat contient une toxine fongicide appelée persine. Si la chair est parfois tolérée en infime quantité, la peau et le noyau en regorgent.
Le risque : Essoufflement, épanchement de liquide autour du cœur (péricardite) et défaillance cardiaque foudroyante en quelques heures.
Tout comme pour les chiens et les chats, le chocolat est un poison. Il contient de la théobromine (et le café de la caféine), des stimulants que les oiseaux ne métabolisent pas.
Le risque : Surexcitation, troubles du rythme cardiaque, convulsions et arrêt cardiaque.
Ces aliments ne vont pas tuer votre poule sur le coup, mais ils dégradent sa santé à moyen terme ou provoquent des maladies digestives.
Charcuteries, chips, restes de plats industriels ou eau de cuisson salée sont à proscrire. Les poules n'ont pas de glandes sudoripares pour éliminer le sel.
Le risque : Une trop grande ingestion de sel provoque une intoxication au sodium. Les reins lâchent, ce qui entraîne une déshydratation intense et la mort.
Consommés crus et en grande quantité, ces végétaux contiennent du thiosulfate, une substance qui détruit les globules rouges des oiseaux.
Le risque : Une anémie sévère (la crête devient toute pâle) et une jaunisse. L'ail, en revanche, contient beaucoup moins de thiosulfate et reste un excellent vermifuge à petite dose.
Les poules n'aiment généralement pas l'odeur des agrumes, et c'est un bon instinct. L'acide citrique perturbe gravement leur système digestif.
Le risque : Il bloque l'assimilation du calcium. Résultat : une baisse de la ponte et l'apparition d'œufs à coquille molle ou sans coquille.
Donner un peu de pain mouillé de temps en temps ne fait pas de mal, mais le pain ne doit jamais être la base de leur alimentation. Il gonfle dans leur jabot. De plus, les poules ne possèdent pas l'enzyme (lactase) pour digérer le lactose des produits laitiers (lait, crème).
Le risque : Le "jabot bouché" (fermentation du pain qui bloque le transit) et des diarrhées chroniques avec le lait.
C'est l'erreur la plus fréquente : donner aux poules ce que l'on ne veut pas mettre à la poubelle parce que c'est périmé ou moisi. Les moisissures produisent des mycotoxines.
Le risque : Une intoxication systémique. Les poules se paralysent, perdent leurs plumes et leurs organes vitaux (foie, reins) cessent de fonctionner. Si un aliment est impropre pour vous, il l'est aussi pour vos poules !
Pour ne prendre aucun risque, gardez en tête la règle d'or : la poule est un granivore à tendance omnivore. Sa ration quotidienne doit être composée à 70 % de grains de qualité (blé, maïs, orge). Les restes de cuisine (épluchures de carottes, de courgettes, salades, restes de pâtes ou de riz nature) ne doivent être considérés que comme des friandises complémentaires.